phone_callback

Toutes les écoles du Haut Rhin fermées pour 15 jours !

Mis en ligne le - Mis à jour il y a 2 ans

MAJ lundi 9 mars 7h30 :

Les directeurs.trices ont appris tard hier soir qu’ils devaient se rendre dans leur école dès l’heure d’ouverture pour recevoir les familles et/ou enfants qui viendraient éventuellement à l’école. Cette demande émane de la Préfecture.

Les équipes pédagogiques vont devoir réfléchir à la mise en place de la communication avec les familles :

Cher.es collègues, soyons prudent.es. Refusons les abus. Dans chaque équipe, concertons-nous avant de prendre des décisions ! Saisissez le SNUipp-FSU 68 en cas de problème !

Ma classe à la maison.. KEZAKO ? L’avis du SNUipp FSU ICI

Si vous aussi vous avez des enfants à garder à la maison, signalez vous à votre IEN pour bénéficier d’une d’autorisation spéciale d’absence !


Après la publication d’une liste non exhaustive d’écoles fermées par la presse vers 13h 30, puis 4 heures plus tard d’une liste de plus de 160 établissements par la Préfecture, le Premier Ministre a fini par annoncer à 19h20 la fermeture totale des établissements scolaires du Haut-Rhin pour une durée de 15 jours.

L’arrêté préfectoral concerne plus de 140 000 élèves dans tout le département avec 73 000 élèves, public-privé confondus pour l’école primaire.

Les enseignant.es sont autorisé.es à rester chez eux, mais doivent se tenir à disposition de leur IEN pour mettre en œuvre « la continuité pédagogique ».

Mais comment, et avec quel matériel mettre en place cette continuité pédagogique ?

Nous espérons des réponses rapides de l’administration !

Tenez vous aussi prêts à des changements de dernière minute, n’hésitez pas à consulter vos boîtes professionnelles régulièrement !

Pour en savoir plus il suffit de cliquer :

  • Le site de la Préfecture
  • Le site de la DSDEN du Haut Rhin
  • Le site du Ministère

Couronne du mépris pour le gouvernement

L’impréparation

Voilà 9 semaines que le virus sévit officiellement en Chine.
Malgré le peu d’informations médicales à disposition de l’Etat, les comportements préventifs préconisés par la Chine pouvaient être encouragés : pour autant, les établissements scolaires n’ont pas été pourvus de masques, gels désinfectants, serviettes à usage unique.
D’autant moins que les personnels médicaux elles/eux-mêmes n’en disposaient pas suffisamment ! Quant aux pompier.ères et autres ambulancier.ères, qui ne sont pas des personnels médicaux, elles/ils ne font pas partie des professionnel.les destinataires des premières commandes de masques…dont l’accélération de la production a plus que tardé à être ordonnée ! Que se passera-t-il si elles/ils sont porteu.r.ses sain.es ?

Les gels désinfectants, en rupture depuis plusieurs jours, viennent à peine d’être autorisés à être confectionnés par les pharmacies, et leur prix, enfin, va être encadré !

Les représentants du CHSCT Alsace ont bien été reçus par la rectrice dès vendredi 28 février, mais, entre les informations contradictoires concernant les arrêts de travail des personnels contaminés ou fragiles, ou impossibles à mettre en œuvre, tel le rappel des gestes préventifs qui consistent à maintenir une distance de protection et à se laver les mains…

Jeudi 5 mars après-midi le Préfet du Haut-Rhin a réuni un CHSCT interministériel.
Alors que les membres du CHSCT D « éducation nationale » ont posé la question des personnels fragiles (maladies chroniques, retours de maladie etc), pas de réponse de la préfecture, alors que sur la FAQ du ministère la réponse est en ligne …..

Les membres du CHSCT « éducation nationale » rappellent que les toilettes des établissements ne sont pas toujours achalandées en savon et en papier sans parler de l’état souvent déplorable. La préfecture nous répond de voir avec notre ministère, la préfecture ne connaît donc pas les lois de décentralisation qui ont donné la charge et la gestion des établissements scolaires aux collectivités territoriales …..

Seule réponse : il faut utiliser le numéro vert 0 800 130 000 et se laver les mains régulièrement.

Limiter la propagation

On sait que les enfants, dont il semble heureusement qu’ils ne développeraient pas de symptômes sévères de la maladie, sont porteurs sains et très contagieux.
Dès lors, enseignant.es, AESH, directeurs et directrices d’écoles, et tous les personnels de mairie, des crèches… amené.es à travailler en contact serré avec des enfants sont eux aussi très exposés.es.

Personnels fragiles

Les maigres connaissances du virus ne justifient pas le discours cynique qui a prévalu ces dernières semaines : pas d’inquiétude, seul.es quelques femmes et quelques hommes de santé précaire, déjà affaiblies par une autre maladie ou par l’âge, peuvent se révéler en danger de mort.

En premier lieu, les personnels fragiles (maladies chroniques, retours de maladie etc) auraient dû pourtant se voir proposer dès les premières alertes de se rapprocher de leur médecin traitant, en vue d’une éviction préventive des établissements.
Les médecins du travail, au nombre de deux pour le département, ne pourraient d’ailleurs pas assumer une telle charge de travail !

A la demande de la FSU le ministère confirme enfin que les personnels, comme les élèves, qui ont une pathologie les exposant aux formes les plus graves de la maladie déclenchée par le Covid-19 font l’objet d’une attention et d’une protection particulière. Ces pathologies peuvent être multiples : respiratoire, cardiovasculaire, diabète, maladies chroniques fragilisant le système immunitaire… Le gouvernement est en train d’en établir une liste précise dans laquelle figure d’ores et déjà le diabète et les maladies cardiaques.
Pour ces personnels, la procédure pour bénéficier d’une mesure d’isolement est de consulter son médecin traitant qui délivre un arrêt de travail.

Dans ce cas, comme dans le cas d’un congé maladie ordinaire suite à une infection par le coronavirus, le jour de carence ne devrait pas être appliqué.

Le gouvernement est en recherche d’une solution réglementaire, c’est donc un engagement à prendre avec prudence...

L’autorisation spéciale d’absence prise par l’ARS pour les mesures d’éviction, de confinement ou d’isolement, dans un cluster, ou en cas de risque de contagion, ne peut, elle, en aucun cas conduire au retrait d’un jour de carence.

Le ministère n’a pas apporté de réponse précise sur les obligations de service en cas de confinement, il met en avant la continuité du service public qui passe par une information et un contact maintenu avec les familles.

Communication zéro

Ce vendredi 06 mars a été une journée éprouvante pour les équipes.

Alors que les effectifs dans certaines classes révélaient sinon le nombre de malades, en tout cas l’inquiétude de certaines familles, ce sont les journaux qui, dès 13h, ont édité la liste provisoire des établissements fermés.
Il a fallu attendre 16h passés pour que la rectrice démente ces informations.

Que dire à nos élèves, à leurs parents, qui avaient lu cet article ? Les directeurs et les directrices doivent répondre à une multitude de familles angoissées, et l’école Cour de Lorraine doit faire face à l’assaut des journalistes.

A la lecture des mails que certain.es IEN, sur le pont eux-aussi, ont envoyés aux équipes, il apparait qu’elles/eux non plus n’étaient pas mieux instruit.es du dossier…

Et si cela se trouve, la DASEN et la Rectrice ne l’étaient pas plus !

A priori les maires n’ont pas non plus été informé.es.

Pourtant, les chefs d’établissements ont appris dès hier matin que les collèges et lycées pouvaient être amenés à fermer leurs portes. Mais ils auraient reçu l’ordre d’attendre que la DASEN les contacte individuellement pour être autorisés à officialiser ces fermetures…
Or, à 19h vendredi soir, certain.es (tou.tes ?) attendaient encore cet appel !

Finalement, c’est à 18h que les premières nouvelles officielles sont enfin éditées le site de préfecture (pour celles et ceux qui savaient qu’il fallait le consulter).

La liste fait apparaitre des incohérences : toutes les écoles d’un secteur fermées, mais le collège restant ouvert, dans un autre c’est la maternelle qui reste ouverte alors que collège et élémentaire ferment…

Coup de théâtre, à 20h, le premier ministre annonce aux médias la fermeture de tous les établissements scolaires du Haut-Rhin, alors que le site officiel de l’Académie lui, ne l’évoquait pas…

Alors, ce vendredi 6 mars, journée départementale du mépris ?

Certains diront que l’heure n’est pas à la polémique.

Pourtant, nous sommes nombreux à nous demander aujourd’hui ce qu’il adviendrait dans une situation d’urgence vitale, au regard de l’amateurisme avec lequel cette épidémie a été traitée pour le moment : quand on sait qu’elle a eu la "bonne idée" de s’imposer préalablement à quelques milliers de kilomètres de chez nous, et de nous laisser quelques semaines de quiétude et de préparation…

Finalement, le seul gel que l’on trouve dans les écoles, c’est celui... du point d’indice !!!