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EPIDÉMIE DE COVID-19 : UNE CRISE SANITAIRE MAJEURE, LES SERVICES PUBLICS EN PREMIERE LIGNE

Mis en ligne le - Mis à jour il y a 2 ans

EPIDÉMIE DE COVID-19 : UNE CRISE SANITAIRE MAJEURE, LES SERVICES PUBLICS EN PREMIERE LIGNE

Alors que l’épidémie de Covid-19 n’en est qu’à ses débuts, notre système de santé est déjà soumis à rude épreuve laissant craindre une crise sanitaire grave.

Mis à mal par les politiques d’austérité, le service public de santé est essentiel à la population

A l’aune d’une crise sanitaire majeure, Macron semble découvrir que le but du service public n’est pas d’être rentable mais d’assurer des services essentiels à la population, en l’occurrence soigner et sauver des vies en ce qui concerne les hôpitaux publics. La politique du gouvernement, guidée par des logiques budgétaires et managériales, a pourtant conduit à fermer des services, des lits et à l’épuisement des agents de la Fonction publique hospitalière. Ces logiques ont été généralisées à l’ensemble des services publics avec l’application de la loi de transformation de la Fonction publique qui casse le statut des fonctionnaires et conduit à une dégradation du service rendu aux usagers. La situation actuelle montre que les services publics et leurs agent.es sont indispensables. Il convient donc de rom pre avec les politiques d’austérité, d’investir massivement dans les services publics et d’abroger cette réforme. Quant à la reconnaissance des personnels, elle ne peut se limiter à des hommages vibrants en temps de crise mais doit se traduire par une revalorisation des salaires des agent.es et une retraite décente.

Le service public d’éducation doit jouer son rôle dans cette crise !

Le service public d’éducation doit jouer son rôle dans cette crise en accueillant les enfants des personnels soignant.es. Ce sont des enseignants volontaires et des agents administratifs qui assurent cet accueil, au mépris des conditions de sécurité, mettant en danger les agent.es et les enfants.

Blanquer a assuré que la continuité scolaire serait assurée par le biais d’un enseignement à distance. Ce dernier ne peut se substituer au travail effectué en classe et à la relation pédagogique qui est au cœur des apprentissages. Dès le premier jour, et contrairement au discours du Blanquer, nombre de problèmes se sont révélés : techniques (les sites des ENT et du CNED ayant été rapidement dépassés), sociales (la fracture numérique qu’il s’agisse de l’accès à internet ou de la maîtrise de l’outil numérique), éducatives (la surexposition aux écrans) et éthiques (recours par les enseignant.es à des logiciels ou plateformes privées qui considèrent l’éducation comme un marché et utilisent les données personnelles des élèves &a grave ; des fins commerciales). Ce type d’enseignement est enfin profondément inégalitaire dans la mesure où il repose avant tout sur les familles et sur leur culture scolaire. La « continuité pédagogique » est illusoire et relève avant tout d’éléments de langage. Il n’est pas question d’acquérir de nouvelles notions et connaissances à distance. Tout au plus les enseignant.es peuvent-ils assurer une continuité scolaire en proposant aux élèves des activités de révision, de consolidation des acquis, de découverte ou de lecture. En étant conscient qu’il ne s’agit pas de les astreindre à des journées devant l’ordinateur (qu’ils doivent souvent partager avec leurs frères et soeurs et leurs parents qui télétravaillent) et qu’en cette période anxiogène, ils ont également besoin de se détendre. La difficulté de traiter les programmes à distance posera la question des examens, de leur maintien ou de nécessaires allègements de programmes.

La FSU apporte tout son soutien aux agents engagés au service de la population et en particulier aux personnels de santé. La FSU est et sera aux côtés des personnels pour défendre leurs droits, dans le cadre de services publics dont le rôle vital et fondamental apparait plus que jamais dans cette crise.

Elle prend acte de la suspension des réformes contestées et néfastes de l’assurance chômage et des retraites, dont elle continue d’exiger le retrait.

Communiqué de presse FSU Alsace