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Direction : pas de hiérarchie dans l'école ! Mobilisons nous vite ! J'écris à mon député !

Mis en ligne le - Mis à jour il y a 23 jours

Direction : pas de hiérarchie dans l’école !
Mobilisons nous vite !
J’écris à mon député !

Le SNUipp-FSU 68 a écrit aux députés du Haut-Rhin

Mercredi 22 septembre, les député•es membres de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’assemblée nationale ont examiné la proposition de loi Rilhac « créant la fonction de directrice ou de directeur d’école » en préalable du vote de la loi le 29 septembre.
Peu d’avancées ont été apportées au texte adopté en première lecture par le Sénat au mois de mars dernier : l’Assemblée Nationale s’est alignée sur la position sénatoriale d’un•e directeur•trice exerçant une autorité hiérarchique sur ses adjoints.

De même les membres de la commission ont conservé :
-  La délégation de compétence du DASEN aux directeurs (ce qui aura pour conséquence d’alourdir encore leurs tâches)
- La non obligation pour l’état de financer le recrutement de personnels d’ aide administrative. Le financement de ces aides administratives est déléguée au collectivité locale ce qui engendrera de grandes disparités territoriales.
- L’autorité fonctionnelle des directeurs
- La non obligation pour l’Etat de mettre en place un formation continue tous les 5 ans : celle-ci doit être « régulière » ce qui est particulièrement vague et non opposable

Aucune mention chiffrée d’une augmentation des décharges n’est inscrite dans le texte : le « directeur d’école doit pouvoir "disposer du temps nécessaire à l’exercice des responsabilités que comporte sa fonction en matière de pilotage pédagogique, de fonctionnement de l’école et de relations avec les parents et les partenaires de l’école". ». Aucun engagement en terme de décharge donc !

Les directeurs.trices deviennent ainsi de véritables moyens de pression sur les adjoint.e.s, pour mettre en place des politiques ministérielles dont nous connaissons tous la pertinence pédagogique, avec obligation de résultats et la nécessité pour eux de rendre des comptes, sans même que ne soit véritablement abordé la question des moyens supplémentaires.
Il s’agit d’un profond bouleversement de l’école publique qui doit nous inciter à nous mobiliser très rapidement.

Nous vous demandons donc de peser sur le débat parlementaire du 29 septembre en envoyant un mail à votre député afin qu’il ne vote pas cette loi catastrophique pour l’école publique.

J’écris à mon député !