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Consignes de sécurité : les directeurs et collègues ne peuvent pas tout !

Mis en ligne le - Mis à jour il y a 6 ans

Consignes de sécurité : les directeurs et collègues ne peuvent pas tout !

Ce 20 novembre, les écoles ont été destinataires des mesures à mettre en place dans le cadre du plan vigipirate.
Le SNUipp-FSU 68 vous propose un courriel à adresser à l’IA-DASEN, sous couvert de l’IEN de circonscription, expliquant l’impossibilité à les mettre en œuvre.

De notre côté, nous avons envoyé un courrier à notre DASEN ainsi qu’au RECTEUR.

Une trame de courrier pour les écoles (faire un copier-coller)

Envoyez ce mail à votre IEN avec une copie au snu68@snuipp.fr

En date du 20 novembre 2015, les écoles se sont vues destinatrices des mesures actualisées du plan Vigipirate. Nous comprenons le besoin évident de la vigilance citoyenne que nous devons tous adopter.
Pour autant, ce plan impose, aux personnels via les directeurs et directrices d’école, « un contrôle visuel des sacs » et un « contrôle systématique de l’identité des personnes étrangères à l’école ». Ces préconisations sont purement impossibles à mettre en œuvre à l’échelle d’un établissement, prenant encore une fois les directions d’école en otage entre les directives ministérielles et le principe de réalité.

Un directeur d’école est avant tout un enseignant responsable d’une classe ; ce n’est ni un concierge ni un gendarme. C’est d’abord un enseignant qui doit garder une relation de confiance avec les usagers de l’école. Que ferait-il des soupçons forcément arbitraires qu’il pourrait porter sur un sac à la forme ou au contenu douteux ? Que fait le directeur d’école de sa classe quand il contrôle l’identité du livreur de colis, du chauffeur de taxi, du représentant d’édition, du président d’association ? Que font ses élèves quand il contrôle l’identité de l’oncle, du cousin, de l’ami qui vient chercher, de façon inopinée, un enfant malade en pleine journée ?
Les remarques sont les mêmes pour tous les enseignants surveillant l’entrée de l’école.

Ce plan marque une fois de plus une rupture entre les instances décisionnelles et la réalité du terrain ; il ne fait qu’accroître une pression déjà bien trop lourde portée sur les directions d’école et les équipes enseignantes qui en l’état ne pourront en appliquer le contenu et se sentiront, bien souvent, coupables de ne pas pouvoir le faire.