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Document publié le 2019-02-04 16:18:37 © SNUipp-FSU Haut-Rhin



Communiqué de presse de l’intersyndicale CGT-FSU-Solidaires du Bas-Rhin au sujet des violences policières Publié le: lundi 4 février 2019





Communiqué de presse de l’intersyndicale CGT-FSU-Solidaires du Bas-Rhin au sujet des violences policières

La répression policière est montée d’un cran lors du mouvement des Gilets jaunes. Cela a été aussi particulièrement le cas en décembre dernier vis-à-vis des lycéens qui ont subi humiliations, intimidations, violences, judiciarisation quasi-systématique, recours abusif aux déferrements afin de casser ce mouvement.

Samedi 2 février, lors d’une nouvelle journée de mobilisation dont un des mots d’ordre était justement la protestation contre les violences policières, deux responsables syndicaux ont été blessés dans des conditions qui suscitent beaucoup d’interrogations et une vive indignation de notre part. À Paris c’est Louis Boyard, président du syndicat lycéen UNL, qui a été blessé au pied par un tir de LBD. À Strasbourg c’est notre camarade Pascal Maillard du SNESUP-FSU qui a été blessé au bras, vraisemblablement par une grenade. Dans les deux cas, ces deux responsables syndicaux manifestaient de manière pacifique et étaient parfaitement identifiables comme tels. À qui veut-on faire croire que les auteurs de ces tirs n’ont pas agi sur ordre ou sur la base de consignes visant clairement à dissuader ces responsables syndicaux de se joindre aux G ilets Jaunes ?

L’intersyndicale CGT, FSU et Solidaires dénonce les violences policières et tout exercice arbitraire et excessif du pouvoir à l’encontre des manifestant.es en particulier les arrestations dites « préventives » et demande l’arrêt des poursuites injustifiées et l’effacement des peines prononcées à l’exclusion de tout acte de violence ou de dégradation et de toute conduite ou propos sexiste, homophobe, raciste ou antisémite.

Elle demande l’abandon des armes, LBD, grenades de désencerclement, grenades GLI F4 et des fusils multi-coups dont l’usage a conduit à de nombreuses mutilations. L’intersyndicale dénonce, dans un cadre unitaire initié par la LDH, le projet de loi « anti-casseurs » en cours qui porterait atteinte à la liberté de manifester pourtant garantie constitutionnellement.

L’intersyndicale condamne avec fermeté les tentatives d’instrumentalisation du mouvement des gilets jaunes par l’extrême-droite et les dérapages racistes et antisémites. Les propos haineux tenus par une poignée de manifestants à proximité de la synagogue de Strasbourg sont abjects et doivent être punis. Ces derniers s’inscrivent dans un contexte local marqué par une multiplication des actes racistes depuis l’ouverture du bastion social.

Strasbourg, le 4 février 2019.