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Document publié le 2008-01-14 13:42:28 © SNUipp-FSU Haut-Rhin



SERVICE MINIMUM dans les écoles : provocation, perversité et agression contre les droits démocratiques Publié le: lundi 14 janvier 2008





Service minimum dans les écoles : provocation, perversité et agression contre les droits démocratiques

- provocation Ce ministre et ce gouvernement incapables de faire fonctionner correctement le service public d’éducation viennent d’inventer une nouvelle priorité ! Quotidiennement des centaines d’enfants ne sont pas accueillis faute de personnels remplaçants. Et cette situation, catastrophique dans notre département, n’est pas une spécificité haut-rhinoise. Pourtant, l’accueil des élèves un jour de grève serait la priorité des priorités !

Savez-vous Monsieur le ministre que le 24 janvier nous serons en grève entre autre parce que nous manquons de personnels remplaçants ? Savez-vous Monsieur le ministre que ce manque de remplaçants est la conséquence des budgets que vous avez voté depuis 5 ans ?

- perversion Je vais financer le service d’accueil avec l’argent des grévistes. On atteint là la perversion la plus totale chez l’homme politique, véritable signal vexatoire et méprisant envoyé aux personnels." Il ne sert à rien de faire grève, vous serez remplacé", tel est le message subliminal envoyé. Et comble de la perversion, avant les municipales, il renvoie aux maires la responsabilité du non accueil, c’est un appel implicite aux électeurs de droite, parents d’élèves, de se mobiliser contre les élus qui soutiendraient ces mauvais grévistes. L’Association des Maires de France ne s’y est pas trompée en renvoyant l’Etat à ses responsabilités. C’est lui et lui seul qui a le pouvoir de négocier et de répondre aux revendications, pas les maires ! Et ce même ministre diffère les opérations de carte scolaire soit disant pour ne pas interférer avec le débat électoral. Cette opération politicienne n’est qu’une nouvelle manipulation des électeurs-parents d’élèves, on n’annonce pas les mesures douloureuses avant le vote mais on jette "un os à ranger", l’accueil des élèves un jour de grève devient une priorité absolue.

- Agression contre un droit démocratique Pourquoi tant de célérité serait-on tenté de dire si ce n’est parce que ce gouvernement et ce ministre, parfaitement conscient du mécontentement des personnels, mécontentement provoqué par les régressions sans précédents qui s’abattent sur l’école craignent un développement de l’action. L’histoire nous a enseigné que toute limitation de l’exercice d’une liberté fondamentale -et l’exercice du droit de grève en est une- est une attaque contre la démocratie. Fichage des élèves, chasse aux enfants et aux parents sans papiers, poursuite de personnels pour délits de solidarité, service minimum... pièce après pièce, mesure après mesure, la France patrie des droits de l’homme, sous l’impulsion d’un ancien ministre de l’intérieur devenu président de la république, semble s’éloigner de son histoire. Dans son discours de Latran, Nicolas Sarkozy appelle les congrégations et les religieux à intervenir partout dans les institutions, à l’université... A quand l’accueil des élèves sou traité aux dames patronnesses et aux églises ?

Face à un gouvernement de choc, aux comportements liberticides à l’égard des droits fondamentaux et constitutionnels, la seule réaction possible et indispensable, c’est l’action unitaire et résolue de tous les personnels.

Pour la défense d’un service public de qualité, le 24 janvier, il faut que le maximum d’écoles soit fermé. Et, il faut, avec les parents d’élèves, salariés eux aussi, que nous soyons le plus nombreux possible dans la rue.