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Document publié le 2010-09-12 11:13:52 © SNUipp-FSU Haut-Rhin



Rapport de l’Inspection Générale : nouvelle « fuite » d’un document interne... Publié le: dimanche 12 septembre 2010





Rapport de l’Inspection Générale : nouvelle « fuite » d’un document interne...

A voir aussi, un article sur le site de Sauvons l’Université

Un article de Laurant Mouloud dans le journal Humanité

L’inspection générale publie un rapport sur la préparation de la rentrée. Ce rapport relaie « le cri d’alarme » des académies qui sont asphyxiées au niveau des moyens tant en personnels que financiers. Pour l’inspection générale « cette rentrée ne prépare pas l’avenir ».

A partir des notes de fin d’année des correspondants académiques de l’administration, l’IGAENR [1] vient de publier un rapport « explosif » intitulé « Synthèse sur la préparation de la rentrée scolaire 2010 ».

Les avis des acteurs de terrain, chargés de la mise en oeuvre des politiques ministérielles sont peu nuancés : dans certains domaines, comme les crédits de fonctionnement ou les suppressions de postes, les seuils d’alerte sont atteints, voire dépassés.

Pourtant, alors que se profile le prochain budget, il faudra bien trouver où couper encore dans ce qui est déjà insuffisant pour un fonctionnement normal du système.

L’objectif de ce rapport n’est en rien de critiquer la politique ministérielle. Il se contente d’énumérer ce qui n’a pas été suffisamment prévu, budgété, voire même annoncé et qui occasionne de sérieuses difficultés sur le terrain. Ces difficultés sont estimées plus importantes, pour cette année scolaire, dans le second degré.

Les restrictions budgétaires « qui vont créer des tensions et préparent assez peu l’avenir » ont affecté en premier lieu les postes puisque les inspecteurs d’académie ont été obligés d’utiliser la dotation pour compenser la perte des décharges des écoles à 4 classes effectuées auparavant par les PE2, mais aussi les EVS, les emplois administratifs dans les inspections académiques, les dépenses de formation, les crédits de fonctionnement. Sur ce dernier point, les budgets 2010 sont épuisés depuis longtemps et il est prévu d’affecter les dépenses de la rentrée sur 2011.

Les rapporteurs dénoncent le transfert de la formation initiale des stagiaires aux rectorats sans les crédits et emplois précédemment affectés aux IUFM pour cette mission.

Les rapporteurs estiment que « la déconcentration de système éducatif se poursuit pour le meilleur et pour le pire » et soulignent les difficultés des petites inspections académiques sans moyens mais aussi les problèmes que peuvent poser les regroupements des services dans les rectorats.

Alors où trouver les réserves à supprimer ?

Sans apporter aucune preuve à leurs dires, les rapporteurs mettent en cause l’efficacité pédagogique des petites écoles et des petits collèges et évoquent des problèmes récurrents liés à la ruralité… tout en pointant le coût élevé de ces structures.

Il s’agit donc, pour eux, de dépasser les blocages politiques pour pouvoir éliminer les petits établissements.

Les autres leviers préconisés sont l’augmentation du nombre d’élèves par classe et la gestion des personnels dans et hors la classe.

Le SNUipp, dans un communiqué, confirme que l’essentiel de l’analyse du rapport « rejoint les dysfonctionnements dénoncés au plus près du terrain dans les écoles ».

Il demande au ministre de l’Education nationale de revenir sur ses orientations catastrophiques et notamment l’abandon des suppressions de postes pour 2011 et la remise à plat de la réforme de la formation.

Extraits du document de l’IGAENR :

"1.5.4 Reste le recours aux leviers autres que l’offre de formation A défaut de faire des économies sur l’offre de formation, la pression budgétaire oblige à faire des économies sur les autres leviers : le nombre d’élèves par classe, là où le réseau scolaire s’y prête et où les grilles horaires le permettent, c’est-à-dire essentiellement les grosses écoles primaires et les collèges ; la gestion des personnels, dans et hors les classes. La pression accrue sur la gestion des personnels est d’ores et déjà engagée, même si cela est fait de manière pas totalement cohérente, ce qui sera déciit au chapitre suivant. A moyen terme, des évolutions nationales plus radicales pourraient être décidées.

2.1 .1 Le malaise dans les services départementaux La surcharge de travail dans plusieurs services rectoraux est une question sensible, mais l’essentiel des interrogations des personnels porte sur l’avenir des inspections académiques. « L’aggravation des inquiétudes des personnels face aux effets de la suppression des emplois administratifs est palpable : alourdissement des tâches ; manque de visibilité sur le devenir des inspections académiques ; interrogation sur leur propre sort. Plusieurs IA-DSDEN soulignent que cette situation provoque stress et découragement, certains personnels, notamment les plus anciens, sont en difficulté psychologique, voire en souffrance » (Bordeaux). Prochaine remise en cause du concours annuel ??? :

2.3 Un effet d’aubaine dans l’enseignement primaire Comme en 2009, mais de façon plus accentuée encore, la GRH dans le premier degré va bénéficier de titulaires en trop grand nombre. Le niveau de recrutement est depuis deux ans trop élevé au regard des postes à pourvoir. Cette situation inverse de celle du second degré génère des personnels en surnombre. Malgré la création de 2 000 emplois budgétaires à la rentrée, il devrait y avoir plus de 8 000 personnes « en surnombre » par rapport aux emplois inscrits au programme 140.

On est loin de l’objectif de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. En vérité presque toute la promotion des lauréats 2010 est « superflue » compte tenu des postes à pourvoir. Le constat fait à Rouen pourrait être fait dans la majorité des académies : « L’académie aurait pu réaliser la rentrée dans de bonnes conditions sans qu’aucune arrivée de concours ne soit réalisée, alors que 280 arrivées sont attendues ; le surnombre est donc calibré autour de 240 professeurs des écoles. »"

Rapport trouvé sur le net : http://www.scribd.com/doc/37193372/37191921-Rapport-Igaenr