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Document publié le 2009-07-08 15:44:26 © SNUipp-FSU Haut-Rhin



« Résistance pédagogique » : trois anciens Résistants soutiennent Alain Refalo à la veille de son passage en commission disciplinaire Publié le: mercredi 8 juillet 2009





« Résistance pédagogique » : trois anciens Résistants soutiennent Alain Refalo à la veille de son passage en commission disciplinaire

« Nous souhaitons témoigner qu’il est divers moments dans une vie d’homme où assumer ses convictions et les faire partager à d’autres est une nécessité impérieuse. Alain Refalo exprime qu’il vit un de ces moments là », écrivent dans une lettre ouverte à l’inspecteur d’académie de Haute-Garonne, trois anciens Résistants de la Seconde guerre mondiale : Walter Bassan, Stéphane Hessel et Raymond Aubrac. Cette lettre sera lue lors la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire le 9 juillet devant laquelle est convoqué Alain Refalo, premier professeur des écoles à être entré en « résistance pédagogique » . Les faits qui lui sont reprochés sont les suivants : « refus d’obéissance », « manquement au devoir de réserve », « incitation à la désobéissance collective » et « attaque publique contre un fonctionnaire de l’Éducation nationale ».

Les trois Résistants indiquent avoir « eu l’occasion de rencontrer Alain Refalo , de discuter avec lui de son action enseignante et de l’écouter expliquer le cadre de son engagement citoyen ». « Nous avons particulièrement apprécié sa pondération et son sérieux. »

Walter Bassan, Stéphane Hessel et Raymond Aubrac estiment qu’il s’agit d’un « enseignant avec de fortes convictions républicaines, engagé dans son travail au service de l’ensemble de ses élèves ». « Notre service national d’éducation a besoin d’hommes solides et construits dans leur vision d’éducateurs. Incontestablement, Alain Refalo est de ceux-là », poursuivent-ils.

PAS DES ENSEIGNANTS MUETS MAIS DES ÉDUCATEURS CITOYENS

« Quels que soient les différends de l’administration avec ce fonctionnaire », les auteurs de cette lettre affirment ne pas comprendre que l’Éducation nationale « ne reconnaisse pas cette dimension essentielle pour notre pays : pour former des futurs citoyens libres et conscients, il ne faut pas des enseignants muets et incolores mais des éducateurs citoyens ».

« Notre République ne saurait donner un signal aussi contraire que de sanctionner un enseignant tel qu’Alain Refalo. »